vendredi 31 janvier 2014

Bilan et extrêmes climatiques par continent en janvier 2014

EUROPE (à l’ouest de l’Oural) :
Tnn
-52,0°C le 29 à Hoseda-Hard (Russie), soit un record de froid mensuel à la station (précédent record : -50,6°C en janvier 1967) et l'une des plus basses Tn enregistrées en Europe (à l’ouest de l’Oural) au mois de janvier.
-46,0°C le 28 à Petrun (Russie), -45,7°C le 11, -44,9°C le 29 et -43,3°C le 10
-45,9°C le 29 à Vorkouta (Russie), -44,9°C le 28, -42,3°C le 24, -41,9°C le 23, -41,1°C le 11 et -41,0°C le 10
-43,3°C le 29 à Petchora (Russie), -42,1°C le 28, -40,8°C les 10 et 11
-43,3°C le 11 à Narian Mar (Russie), -42,4°C le 10
-42,5°C le 20 à Karesuando (Suède) et -41,7°C le 19
-41,9°C le 20 à Karasjok (Norvège) et -40,6°C le 19
-41,2°C le 20 à Naimakka (Suède) et -40,4°C le 19
-41,2°C le 20 à Nedre Soppero (Suède) et -40,2°C le 19
-41,0°C le 20 à Kautokeino (Norvège)
-40,8°C les 19 et 20 à Cuovddatmohkki (Norvège)
-40,2°C le 19 à Nikkaluokta (Suède)
-40,1°C le 20 à Utsjoki Kevo (Finlande)
-40,0°C le 19 à Vittangi (Suède)
À noter :
-33,2°C le 1 à Campoluzzo 2 (Italie, 1767 m) et -32,9°C le 29
-32,2°C le 29 à Pra' Campofilone (Italie, 1621 m)
-31,9°C le 29 au Glattalp (Suisse, 1852 m)
-30,7°C le 29 à Riserva (Italie)
-30,6°C le 29 au Funtensee (Allemagne, 1601 m)
-27,4°C le 26 à Bobruysr (Biélorussie)
-27,2°C le 26 à Klicev (Biélorussie)
-26,9°C le 30 à Kostjvkovici (Biélorussie)
-26,5°C le 26 à Bragin (Biélorussie)
-26,2°C le 25 à Vasilevici (Biélorussie)
-26,5°C le 31 à Kryvyi Rih (Ukraine)
-26,0°C le 30 à Kharkiv (Ukraine)
-25,9°C le 23 à Johvi (Estonie)
-25,9°C le 30 à Luhans'k (Ukraine)
-25,6°C le 31 à Izium (Ukraine)
-25,1°C le 24 à Jogeva (Estonie)
-24,5°C le 31 à Dnipropetrovs'k (Ukraine)
-23,5°C le 29 à Samedan aéroport (Suisse, 1705 m) et -22,5°C le 25
-23,4°C le 30 à Kiev (Ukraine)
-22,2°C le 28 au Jungfraujoch (Suisse, 3580 m)
-21,9°C le 25 à La Brévine (Suisse, 1050 m)
-21,8°C le 29 à Ulrichen (Suisse, 1345 m)
-21,4°C le 26 à Utena (Lituanie)
-20,7°C le 28 au Brunnenkogel (Autriche, 3438 m)
Txx
+25,9°C le 25 à Algarrobo (Espagne)
+25,8°C le 26 à Murcie (Espagne) et +25,3°C le 3
+25,5°C le 26 à Puerto de Motril (Espagne)
+25,0°C le 5 à Vélez-Málaga (Espagne) [et +28,5°C le 25, mais la valeur n'a pas été confirmée]
+25,0°C le 25 à Rincon de la Victoria (Espagne)
RRx
221 mm le 5 à Vogel (Slovénie)
209 mm le 4 à Orto di Donna (Italie, Toscane)
208,2 mm le 31 à Musi (Italie), 175,2 mm le 4, 133,0 mm le 17, 131,8 mm le 14 et 108,6 mm le 30
203,8 mm le 31 à Chievolis (Italie), 121,4 mm le 30 et 103,6 mm le 4

samedi 18 janvier 2014

Records mondiaux de précipitations par durée d’observation

Depuis plusieurs années déjà, Géoclimat s’efforce de dresser de façon exhaustive et à l'échelle mondiale un inventaire des records de précipitations en fonction de la durée d’observation, fruit d'une recherche personnelle de longue haleine.
Cet inventaire a été contrôlé et amplement enrichi très récemment : il comporte aujourd'hui plus de 2000 entrées, ce qui en fait la plus grosse base de données en la matière sur Internet.
En cas d'utilisation de ces données, merci d'indiquer en référence le site Géoclimat.org.

Remarque liminaire
Même si les principes de base de la mesure de la pluviométrie demeurent les mêmes depuis l'invention du premier pluviomètre à augets en 1662, il est certain que les pluviomètres se sont bien perfectionnés au fil du temps, que les conditions de mesure se sont améliorées (des relevés manuels, on est passé à une lecture en continu grâce à des senseurs électroniques par exemple), mais les sources d'erreurs de mesure ont toujours existé : chaque appareil de mesure a ses limites de précision qui sont liées aux caractéristiques techniques du collecteur, à son fonctionnement et à son implantation. Sans parler des confusions ou des erreurs de conversion d'unités (inches en mm) que l'on peut trouver ici ou là dans la littérature (et qui ne sont pas si rares !). Toutefois, les principales valeurs indiquées dans cet inventaire ont fait l'objet d'études qui ont démontré leur pertinence et leur fiabilité au regard des instruments et des conditions de mesure de l'époque.

Les valeurs indiquées en gras sont considérées comme les records absolus sur la durée correspondante.
Les valeurs indiquées en italique sont des estimations.

mardi 14 janvier 2014

Stations les plus arrosées dans le monde en 2013

 And the winner is…

… la station néo-zélandaise de Cropp River/Waterfall (sur la côte ouest de l'île du Sud) avec un cumul annuel de 10874 mm. Cette station figure très régulièrement dans le top 5 des stations les plus arrosées dans le monde.
Elle devance cette année Hulikal et Patgaon, deux stations situées dans le sud-ouest de l’Inde, dans les États de Karnataka et de Maharashtra où les précipitations de mousson ont été particulièrement abondantes. On remarque également que les deux stations indiennes de Mawsynram et surtout de Cherrapunji sont relayées assez loin dans le classement. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ces deux stations ne figurent pas en tête des stations indiennes les plus arrosées. Cela s’est déjà produit en 2006 (la station de Walakkad était arrivée en tête avec un cumul annuel de 9570 mm, tandis qu’on relevait 8734 mm à Mawsynram et 8082 mm à Cherrapunji) ou encore en 1997 (10189 mm à Walakkad contre 8994 mm à Cherrapunji).

NB : certaines données (en italique) sont provisoires et d'autres temporairement manquantes ; ce classement sera donc complété et affiné au fil du temps. Seule station susceptible de concurrencer la station néo-zélandaise de Cropp River en 2013 : Puerto López de Micay (Colombie) dont les données ne sont pas encore disponibles…


Cumuls annuels maxi :
10874 mm à Cropp River/Waterfall (Nouvelle-Zélande, île du Sud, West Coast, Hokitika Catchment)
9770 mm à Cropp River/Cropp Hut (Nouvelle-Zélande)
9473 mm à Tuke River/Tuke Hut (Nouvelle-Zélande)
9383 mm à Hulikal (Inde, État de Karnataka), dont 8215 mm en 3 mois (JJA), 5022 mm en 53 jours (du 01/06 au 23/07/2013)
9108 mm à Patgaon (Inde, État de Maharashtra), dont 5881 mm en juillet
8953 mm à Mashtikatte (Inde, État de Karnataka), dont 7749 mm en 3 mois (JJA)
8820 mm à Doon River (Nouvelle-Zélande)
8770 mm à Agumbe (Inde, État de Karnataka), dont 7265 mm en 3 mois (JJA)
8696 mm à Talacauvery (Inde, État de Karnataka), dont 6973 mm en 3 mois (JJA)
8695 mm environ aux Hauts de Ste-Rose (Réunion, France)
8610 mm à Mawsynram (Inde, État de Meghalaya)
8530 mm à Tamhini (Inde, État de Maharashtra), dont 7879 mm en 3 mois (JJA)
8482 mm à Surlabhi (Inde, État de Karnataka), dont 7242 mm en 3 mois (JJA)
8440 mm à Amgaon (Inde, État de Karnataka)
8086 mm à Yadur (Inde, État de Karnataka)
8080 mm à Haast River/Cron Creek (Nouvelle-Zélande)
8044,2 mm au Mt Waialeale (Hawaï, Kauai, États-Unis)
7995 mm à Mani (Inde, État de Karnataka)
7915 mm environ à Quibdo / El Caraño (Colombie)
7775 mm à Kogar (Inde, État de Karnataka)
7560,3 mm à Cherrapunji (Inde, État de Meghalaya)
7253 mm à Ivory Glacier/Ripplerock (Nouvelle-Zélande, 1390 m)

jeudi 9 janvier 2014

"Earth Wind Map" : la dynamique des vents à l'échelle mondiale.
Quand la science et l'art se rejoignent…

Inspiré par une représentation artistique des vents à l'échelle des États-Unis (la Wind Map) réalisée en 2012 par les designers Fernanda Viégas et Martin Wattenberg, le développeur web Cameron Beccario a adapté le concept à une échelle globale. Il a débuté avec une première carte animée des vents dans la région de Tokyo (Japon) — là où il vit —, avant de mettre au point une animation interactive de la dynamique des vents à l'échelle du globe tout à fait fabuleuse : la Earth Wind Map.

Vidéo de présentation


À partir des données fournies par le Global Forecast System, la carte est mise à jour toutes les trois heures et permet de visualiser la dynamique et la force des vents à l'échelle de la planète presque en temps réel. L'aspect scientifique de cette représentation graphique de la dynamique des vents pourrait paraître presque secondaire tant elle s'apparente à une œuvre d'art digital en perpétuelle évolution.
Mais au-delà de son aspect esthétique, cette cartographie animée permet surtout d'observer la dynamique des vents tout autour de la planète, à la fois au-dessus des océans et des continents : en effet, il est possible de faire pivoter la carte comme un globe, de zoomer sur une région en particulier (doubles-clics répétés sur la zone concernée), ou même de choisir différentes projections cartographiques.
En cliquant sur le mot "Earth" placé en bas à gauche de la carte, vous avez accès à différents paramétrages.
Si cette carte permet d'apprécier l'orientation et la vitesse des flux quasiment en temps réel, elle donne également la possibilité de visualiser l'évolution prévue dans les 3 et 24 prochaines heures.
De plus, elle donne une représentation de la dynamique des flux à différents niveaux d'altitude :
au niveau 1000 hPa (c'est-à-dire proche de la surface du sol), à 850 hPa (1500 m d'altitude environ), à 700 hPa (3000 m environ), à 500 hPa (5500 m environ), à 250 hPa (10 000 m environ, soit la limite supérieure de la troposphère au-dessus des régions tempérées), à 70 hPa et à 10 hPa (niveaux stratosphériques).

Il s'agit d'un outil merveilleux, d'une grande dimension pédagogique, pour comprendre l'écoulement de l'air dans les différentes couches de l'atmosphère et acquérir une vision synoptique et dynamique des phénomènes aérologiques.