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vendredi 6 mars 2020

Nouvelle poussée de fièvre au cours du dernier trimestre (déc. 2019 à fév. 2020)

Le constat est sans appel : le dernier trimestre (déc-jan-fév) 2019-2020 a été le 2e plus chaud à l’échelle mondiale, mais le plus chaud en Russie et en Europe (notamment en France, en Finlande ou encore en Pologne).


Selon le programme européen Copernicus, l’anomalie thermique à l’échelle globale atteint +0,77°C et place ce trimestre au 2e rang des plus chauds derrière celui de 2015-2016. Le mois de février 2020 en particulier a été anormalement chaud, comme le montrent les données satellitaires UAH : l’anomalie de la température dans la basse troposphère atteint +0,76°C (contre +0,57°C en janvier 2020) ; il s’agit de la 3e plus forte anomalie mensuelle depuis le début début des mesures en 1979, derrière les mois de février 2016 (+0,86°C) et mars 2016 (+0,77°C), tous deux associés à un fort épisode El Niño (contrairement à cet hiver).

À l’échelle de l’Europe et de la Russie, l’hiver météorologique 2019-2020 a été le plus doux depuis le début des mesures, loin devant l’hiver 2015-2016. Selon les données de Copernicus Climate Change Service, l’anomalie en Europe a atteint une valeur exceptionnelle de +3,39°C par rapport à la moyenne 1981-2010, pulvérisant de 1,38°C le précédent record de l’hiver 2015-2016. L’anomalie de température dépasse même les +4°C par rapport à l’ère pré-industrielle (1850-1900) ! En France, cet hiver a également été le plus chaud jamais enregistré avec une température moyenne nationale supérieure de 2,7°C à la normale saisonnière, devant l’hiver 2015-2016 (anomalie de +2,6°C).
Même constat en Russie : l’hiver 2019-2020 a été le plus chaud depuis le début des mesures en 1891, battant de 1,3°C le précédent record remontant à l’hiver 2015-2016.

mercredi 31 octobre 2018

Mois d’octobre le plus chaud en Russie depuis 1891

Octobre 2018 se classe au 4e rang des mois d’octobre les plus chauds à l’échelle du globe et de l’Europe depuis le début des mesures selon Copernicus ECMWF, mais occupe la première place à l’échelle de l’hémisphère nord et de la fédération de Russie selon les services météorologiques russes.

La Russie vient donc de connaître le mois d’octobre le plus chaud depuis le début des mesures en 1891, devant octobre 1967. La température moyenne mensuelle de l’air affiche des écarts à la normale de +2 à +3°C dans la partie européenne du territoire, +3 à +8°C en Sibérie et +3 à +6°C dans l’Extrême-Orient russe. Les plus fortes anomalies thermiques ont été observées dans la zone Arctique, avec localement +6 à +10°C !



Il s’agit notamment du mois d’octobre le plus doux depuis 1936 sur l’île Kotelny (située dans l’archipel de Nouvelle-Sibérie, dans l’océan Arctique, au nord des côtes de la Sibérie orientale, par 76° de latitude N), où la température est montée jusqu’à 2,4°C le 3 octobre. Le précédent record mensuel de douceur (1,8°C le 01/10/1947) a été égalé ou battu à deux autres reprises au cours du mois : 1,8°C le 2 octobre et 2,2°C le 5.
Cette douceur exceptionnelle dans l’Arctique russe a été marquée par d’autres records mensuels de douceur, notamment sur l’île Golomyannyy (Terre du Nord, 79,5°N) avec 2,9°C le 8 octobre (précédent record depuis 1936 : 1,6°C le 03/10/2009), et sur l’île Wrangel (située dans la mer des Tchouktches, par 71° de latitude N) où le précédent record mensuel depuis 1926 (6,3°C le 02/10/2016) a été pulvérisé et battu à 5 reprises : 9,3°C le 2 octobre, 8,8°C le 4, 7,6°C le 1er, 7,5°C le 3 et 7,1°C le 6 !