samedi 9 janvier 2021

Records nationaux de température (mensuels et absolus) en 2021

Bilan provisoire au 26 février 2021 des records enregistrés à l’échelle d’un territoire national (territoires indépendants et autonomes compris) ou d’un territoire d’outre-mer (ou non contigu), et autres faits marquants

Record absolu de chaleur   /   Record mensuel de chaleur   /   Record absolu de froid   /   Record mensuel de froid


Janvier
1 – BANGLADESH : 33,0°C le 7 janvier à Sitakunda (record mensuel national égalé)
2 – NIGERIA : 40,0°C le 7 janvier à Minna (record mensuel national égalé)
3 – JAPON : 29,7°C le 8 janvier à Minamitori-shima (record mensuel national égalé)
4 – MALTE : 25,8°C le 9 janvier à Gudja et à Luqa
5 – TUNISIE : 33,8°C le 9 janvier à Médenine [32,3°C à Tataouine]
6 – TURQUIE : 31,6°C* le 13 janvier à Abana [28,8°C le 12 janvier à Cide et 28,5°C à Abana]
      [* Tmax relevée dans la nuit = température nocturne la plus élevée en hiver au-delà de 40°N !]
7 – RUSSIE : 24,0°C le 13 janvier à Adler / Sochi International Airport
8 – GÉORGIE : 25,3°C le 13 janvier à Batoumi
9 – MEXIQUE : 41,4°C le 24 janvier à Nueva Palestina
10 – ESPAGNE : 29,8°C le 29 janvier à Alicante [29,7°C le 28 janvier à Sagunto et 29,5°C à Elche (Elx)]
        = plus haute Tmax pour un mois de janvier dans la péninsule Ibérique

NB
11 – -35,8°C le 7 janvier à Vega de Liordes / Picos de Europa (1872 m, Espagne) = record national (non officiel)
12 – -2,0°C le 9 janvier à Raknah (Émirats arabes unis) = record national de froid à basse altitude
13 – Tmin de 26,0°C le 9 janvier à Minamitori-shima (Japon) = plus haute Tmin au Japon pour un mois de janvier
14 – 20,0°C le 12 janvier à Xisha Dao (îles Parcels, Chine) = plus basse Tmax (égalée) pour les îles Parcels


Février
15 – IRAK : 34,0°C le 16 février à Nasiriyah [33,2°C à Semawa]
16 – OUZBÉKISTAN : 32,0°C le 18 février à Karshi
17 – MONGOLIE : 15,8°C le 20 février à Hanbogd [15,4°C le 20 février à Zereg et le 19 février à Tsetserleg]
18 – CORÉE DU SUD : 24,9°C le 21 février à Pohang [24,6°C à Uiryeong]
19 – LIECHTENSTEIN : 21,9°C le 21 février à Vaduz (record officiel)
                                        22,0°C le 21 février à Ruggel et à Schaan (record non officiel)

20 – CROATIE : 26,4°C le 24 février à Knin
21 – SLOVÉNIE : 25,3°C le 24 février à Dolenje et à Bilje (Nova Gorica)
22 – POLOGNE : 22,1°C le 25 février à Maków Podhalański
23 – SLOVAQUIE : 20,8°C le 25 février à Hurbanovo = record national pour les 3 mois d’hiver
24 – SUÈDE : 17,0°C le 25 février à Kalmar Airport = record national pour les 3 mois d’hiver
25 – PAKISTAN : 38,3°C le 26 février à Nawabshah

NB
26 – HONGRIE : -35,5°C le 13 février à Bükk Fennsik (doline, 755 m) = record national de froid non officiel
27 – FRIOUL-VÉNÉTIE JULIENNE (Italie) : 26,5°C le 25 février à Lauzacco


vendredi 1 janvier 2021

2 tempêtes majeures dans la région subarctique des Aléoutiennes

La fin d’année 2020 a été marquée par un temps extrêmement agité dans le Pacifique nord, dans cette région située sur la trajectoire préférentielle des dépressions (on parle aussi de « rail des dépressions ») et que l’on appelle plus communément la « dépression des Aléoutiennes ». On lui prête souvent un rôle à l’échelle du temps réel en la qualifiant de « centre d’action », ce qui relève plus de l’animisme météorologique ; il s’agit en réalité d’une aire barométrique statistiquement dépressionnaire (fondée sur des moyennes de pression) qui résulte une fois encore de la dynamique aérologique.

En à peine 8 jours, deux tempêtes majeures se sont succédé dans la région subarctique des Aléoutiennes, associées à des pressions extrêmement basses et accompagnées de puissantes rafales de vent qui ont généré une très forte houle.

La première tempête a atteint l’archipel des Aléoutiennes le 27 décembre après un développement explosif : la pression est descendue jusqu’à 938 hPa le 27 décembre à 0h UTC après une chute de 60 hPa en 36 heures. La tempête a généré également des vagues de 16 à 17 m de haut.

 

Très rapidement, plusieurs modèles ont alerté sur le développement explosif en toute fin d’année d’une seconde tempête encore plus puissante, en prévoyant à 3 jours d’échéance un minimum dépressionnaire dans le sud de la mer de Béring de l’ordre de 928 hPa selon GFS, 927 hPa selon ECMWF et 925 hPa selon CMC/GEM. Au fur et à mesure que l’on s’est rapproché de l’échéance, les modèles ont revu encore à la baisse le minimum dépressionnaire attendu : 923 hPa puis même 918 hPa selon le modèle GFS.

 

Cette dépression particulièrement creuse a été générée à l’avant d’une puissante masse d’air froid en provenance de Sibérie au cœur de laquelle des pressions exceptionnellement élevées ont été observées les jours précédents (au niveau des plus fortes pressions jamais observées sur Terre), de l’ordre de 1070-1080 hPa (valeurs réduites au niveau de la mer), voire davantage localement à la faveur de fortes inversions thermiques (jusqu’à 1093,6 hPa à Tosontsengel, 1094,3 hPa à Tsetsen Uul et 1094,9 hPa à Bajdrag en Mongolie le 29 décembre et même 1096,7 hPa à Bajdrag au cours de la nuit suivante !). [> Plus de détails sur la page consacrée à cet événement.]
Au fur et à mesure que l’air froid sibérien a progressé sur le Pacifique nord-ouest tout en gagnant les basses latitudes, une puissante advection d’air plus doux et humide s’est organisée à l’avant et s’est enroulée autour d’un minimum dépressionnaire exceptionnellement bas. L’intensité et le creusement extrêmement rapide de cette dépression ont été amplifiés aussi par un puissant courant-jet, c’est-à-dire un courant d’ouest très rapide en altitude.


La NOAA a estimé que la pression au cœur de cette tempête est descendue jusqu’à 921 hPa le 31 décembre en abordant par le sud la mer de Béring, après une chute vertigineuse comme on le voit sur le graphique de la bouée 46071 située juste au sud de l’île d’Amchitka ; elle s’est maintenue à ce niveau durant au moins 6 heures d’affilée entre 12h et 18h UTC et en dessous de 924 hPa durant au moins 12 heures d’affilée entre 12h et 24h UTC, ce qui est tout à fait exceptionnel ! Il s’agit de la plus basse pression estimée au cœur d’une dépression dans cette région du monde. Le précédent record était de 924 hPa le 7 novembre 2014 (ex-typhon Nuri) et le 13 décembre 2015.
On retiendra aussi cet écart barométrique exceptionnel de 131 hPa atteint le 31 décembre à 18h UTC entre la pression maxi en Sibérie (1052 hPa) et la pression au cœur de la dépression des Aléoutiennes (921 hPa) !


À Eareckson Air Station, sur l’île Shemya (archipel des Aléoutiennes), la pression est descendue à 924,8 hPa le 31 décembre à 11h59 (AKST), après une baisse de 66,5 hPa en 24 heures ! Il s’agit de la plus basse pression jamais enregistrée dans la région par une station météo. Le précédent record officiellement reconnu était de 925 hPa le 25 octobre 1977 à bord d’un navire amarré dans le port de Dutch Harbor sur l’île d’Unalaska.

Cette tempête exceptionnelle a généré des vagues d’une hauteur supérieure à 17 mètres. La bouée 46071 a enregistré une vague de 17,71 m le 31 décembre 2020 (à 2h50 PM HAST) !


mercredi 30 décembre 2020

Des pressions exceptionnellement élevées en Mongolie et en Sibérie

Le froid glacial déjà présent depuis plusieurs jours sur la Sibérie, le nord de la Chine et la Mongolie s’est encore accentué dans la nuit du 29 au 30 décembre 2020 avec jusqu’à -57,5°C à Oïmiakon (745 m, Sibérie orientale) et -48,0°C à Gandan Huryee (1421 m, Mongolie). Le puissant anticyclone positionné sur la Sibérie s’est renforcé et étendu à la Mongolie, avec des pressions atmosphériques (réduites au niveau de la mer) supérieures à 1070-1080 hPa, voire davantage localement à la faveur de fortes inversions thermiques : jusqu’à 1070,9 hPa à Zhigalovo (418 m) le 28/12 (18h UTC), 1077,5 hPa à Nizne-Usinskoje (665 m) le 29/12 (3h UTC) et 1079,3 hPa à Toora-Hem (919 m) le 29/12 (0h-3h UTC) pour les stations russes situées respectivement en dessous de 500 m, 750 m et 1000 m d’altitude ; jusqu’à 1090,4 hPa à Gandan Huryee (1421 m) le 29/12 (0h UTC), 1091,3 hPa à Nömrög [Numrug] le 29/12 (9h35-9h40 loc.), 1091,7 hPa à Bayan-Uul le 29/12 (7h40 loc.), 1092,4 hPa à Bayanbulag le 29/12 (9h00 loc.), 1093,6 hPa à Tosontsengel (1724 m) le 29/12 (10h05 loc.), 1094,3 hPa à Tsetsen Uul (1928 m) le 29/12 (0h UTC) et même 1094,9 hPa le 29/12 (7h15 loc.) et 1096,7 hPa le 30/12 (3h55 loc.) à Bajdrag pour les stations mongoles situées au-dessus de 1400 m d’altitude ! On se situe très clairement au niveau des plus fortes pressions jamais observées sur Terre, même si le record n’a pas été battu.


Rappelons qu’en matière de records de hautes pressions atmosphériques réduites au niveau de la mer, la Commission de climatologie de l’OMM a décidé en 2012 de distinguer deux catégories de stations météorologiques en fonction de leur altitude : celles situées au-dessus de 750 m d’altitude et celles situées en dessous. En effet, l’altitude élevée de certaines stations rend la réduction/simulation barométrique au niveau de la mer finalement peu significative (d’autant qu’elle peut différer selon la méthode de calcul utilisée) et ne permet pas véritablement les comparaisons. En d’autres mots, plus l’altitude de la station est élevée et les inversions thermiques marquées, moins la réduction barométrique au niveau de la mer est significative, le poids calculé de la colonne d’air entre 0 m et l’altitude de la station n’étant finalement que fictif.

Au regard de la classification de l’OMM, le record mondial pour les stations situées en dessous de 750 m d’altitude est toujours détenu par la station russe d’Agata (261 m) avec une pression réduite au niveau de la mer de 1083,3 hPa le 31 décembre 1968 (12h UTC). Pour les stations situées au-dessus de 750 m d’altitude, le record est détenu officiellement par Tosontsengel, station située dans le nord-ouest de la Mongolie à 1724 m d’altitude : l’OMM a retenu la valeur de 1084,8 hPa le 19 décembre 2001 (après correction de la valeur initiale de 1085,6 hPa), puis la valeur de 1089,1 hPa le 30 décembre 2004. Depuis 2004, des valeurs supérieures ont été avancées à plusieurs autres reprises à Tosontsengel et dans d’autres stations de Mongolie, mais sans être encore validées à ce jour : en particulier en janvier 2016 avec jusqu’à 1099,8 hPa à Tsetsen Uul le 24/01 (0h UTC) [6 jours plus tard, la température était descendue à -52,8°C le 30/01 dans cette même station avec une pression de 1098,9 hPa à 18h UTC] !
> Toutes ces valeurs sont répertoriées sur notre page dédiée aux records de hautes pressions atmosphériques dans le monde.


lundi 23 novembre 2020

Précipitations exceptionnelles en Israël

Après un mois d’octobre 2020 extrêmement sec dans tout le pays (comparable aux mois d’octobre 1948, 1964 et 1992), de grandes quantités de pluie sont tombées dans le nord d’Israël du 19 au 21 novembre 2020 (principalement le matin du 20 et dans la nuit du 20 au 21 jusqu’au matin), en particulier dans les plaines côtières du nord et du centre (secteur du mont Carmel), jusqu’à plus de 200 mm localement au sud de Haïfa sur le flanc ouest du mont Carmel. Il est tombé en 3 jours l’équivalent de 2 fois la moyenne pluviométrique pour un mois de novembre, voire plus de 3 fois la moyenne mensuelle dans certains secteurs du mont Carmel.
Du 19 au 21 novembre, on a relevé notamment 230 mm à Nahsholim, 203 mm à Kerem Maharal (soit près du tiers du cumul pluviométrique moyen sur un an [625 mm]), 176 mm à Ein Carmel, 160 mm à Daliat el Karmel (dont 74 mm en 3h), 151 mm à Ma’aya Tzvi, 125 mm à Zikhron Yaakov, 119 mm au port de Haïfa et 109 mm à Beit Dagan.

Au pied du mont Carmel, la station de Nir Etzion a enregistré 140 mm au cours de la seule journée du 20 novembre, soit un record absolu en 1 jour depuis le début des mesures à la station il y a plus de 60 ans.
Le 20 novembre 2020 figure désormais parmi les journées les plus pluvieuses dans l’histoire d’Israël : plusieurs stations ont relevé plus de 180 mm en 1 jour, comme Meir Shfeya (près de Zikhron Yaakov), Kerem Maharal où il est tombé 185 mm (dont près de 100 mm en 3h et 80 mm en 2h), et jusqu’à 217 mm sur une période glissante de 24h à Nahsholim ! Pour trouver un cumul ≥ 200 mm en 1 jour en Israël, il faut remonter au 31 décembre 1998 avec 215 mm mesurés à Kerem Maharal. Pour info, le record national de précipitations en 24h est de 272 mm le 9 décembre 1921 à Haïfa / Technion (Institut de technologie d’Israël).

Des intensités parfois exceptionnelles (période de retour d’une centaine d’années) ont été observées dans certaines stations, comme à Tel-Aviv (plage) le 21 novembre vers 3h du matin avec 21 mm en 10 minutes, 29 mm en 20 minutes et 33 mm en 30 minutes, et plus particulièrement à Beit Dagan le même jour vers 6h30 du matin avec 26 mm en 10 minutes, 39 mm en 20 minutes et 47 mm en 30 minutes ! De telles intensités (sur 20 et 30 minutes) constituent des records à Beit Dagan depuis le début des mesures en 1962 et peut-être même à l’échelle du pays.

Plus à l’intérieur des terres (montagnes de Judée) et dans le sud du pays (désert du Néguev), il n’y a pratiquement pas plu, à l’exception du nord de la région d’Arabah et du sud de la mer Morte où la station de Sodome a relevé 16 mm, dont 12 mm en 10 minutes, alors que la moyenne annuelle n’est que de 41 mm !

Pour finir, les premières chutes de neige se sont produites le 20 novembre sur le mont Hermon où plusieurs centimètres ont été mesurés à Mitzpe Shelagim, un poste d’observation situé à 2220 m d’altitude.


dimanche 1 novembre 2020

Un mois d’octobre 2020 historiquement pluvieux dans le centre du Vietnam

De fortes précipitations de mousson se sont abattues sur le centre du Vietnam au cours du mois d’octobre 2020 (des provinces de Hà Tĩnh au nord à Quảng Ngãi au sud), amplifiées par le passage de la zone de convergence intertropicale (ITCZ en anglais, ou équateur météorologique) — qui entame en cette période de l’année sa lente migration vers le sud —, mais aussi par le passage successif de la tempête tropicale Linfa, d’une dépression tropicale particulièrement active puis du typhon Molave qui ont donné lieu à 3 épisodes pluviométriques très intenses du 7 au 13 octobre, du 16 au 22, puis du 28 au 31.
Après plusieurs mois consécutifs marqués par un fort déficit pluviométrique, ces précipitations torrentielles et persistantes ont engendré des crues majeures (voire historiques pour certaines d’entre elles) des principaux fleuves et rivières du centre du Vietnam, qui ont entraîné des inondations de grande ampleur et fait plus d’une centaine de victimes, en particulier dans les provinces de Quảng Trị, Thừa Thiên Huế, Quảng Bình, Quảng Ngãi et Quảng Nam. Les crues les plus importantes ont concerné surtout les rivières Kiến Giang (province de Quảng Bình), Thạch Hãn et Hiếu (Quảng Trị), Bồ et Tả Trạch (Thừa Thiên Huế), Thu Bồn (Quảng Nam) et Trà Khúc (Quảng Ngãi). Dans la province de Quảng Trị par exemple, le niveau du fleuve Thạch Hãn a dépassé sa crue historique de novembre 1999. D’une manière plus générale, les inondations qui ont touché le centre du Vietnam sont comparables à celles de novembre 2017 et décembre 2018, mais elles surpassent selon les provinces les inondations mémorables de 1999, 1983, 1953, 1924 et 1886.

> Quelques images des inondations filmées à Huế (le 12 octobre) et dans la province de Quảng Bình (le 21 octobre).

Cumuls de pluie au Vietnam du 1er au 20 octobre 2020
Les cumuls de pluie dans le centre du Vietnam ont atteint des valeurs exceptionnelles à l’échelle du mois, de l’ordre de 1500 à 2500 mm, voire plus de 3000 mm localement, soit de 2 à plus de 5 fois la normale mensuelle ! Dans la province de Thừa Thiên Huế, il est tombé jusqu’à 3436 mm à A Lưới (soit 3,5 fois la normale mensuelle) dont 2999 mm au cours des 20 premiers jours, 3253 mm à Nam Đông (soit 3 fois la normale mensuelle) dont 2510 mm durant les 20 premiers jours ! Quant à Huế (l’ancienne capitale impériale du Vietnam), le cumul mensuel s’élève à 2604 mm (le précédent record remontant à octobre 1969 avec 1469 mm) [dont 2396 mm sur les 20 premiers jours], soit près de 3 fois la normale mensuelle et 93 % de la normale annuelle !
Dans la province de Quảng Trị, il est tombé jusqu’à 2813 mm à Khe Sanh (soit plus de 5 fois la normale mensuelle) dont 2459 mm durant les 20 premiers jours du mois (soit plus de 7 fois la normale pour les 2 premières décades du mois) !

De forts cumuls de pluie en 24 heures ont également été relevés localement :

  • 842,0 mm à Hướng Linh le 16-17/10/2020 (19h-19h locales), dont 667,8 mm en 12h ;
  • 799,6 mm à Bạch Mã le 9-10/10/2020 (13h-13h locales) ;
  • 756 mm à Ba Đồn le 19/10/2020 (= record en 24h à la station) ;
  • 716,2 mm à Nam Đông le 9-10/10/2020 (13h-13h locales) ;
  • 644 mm à Mỹ Chánh le 8-9/10/2020 (19-19h locales) ;
  • 627,2 mm à A Lưới le 9-10/10/2020 (13h-13h locales) et 594 mm le 19/10/2020 ;
  • 620 mm à Huế le 8-9/10/2020 (19h-19h locales) ;
  • 600 mm à Kim Long le 8-9/10/2020 (19-19h locales) ;
  • 582 mm à Khe Sanh le 19/10/2020 [502 mm en 18h le 16-17/10/2020 (19h-13h locales)] ;
  • 541 mm à Minh Hóa le 16-17/10/2020 (19h-19h locales) ;
  • 500,6 mm à A Vao le 11-12/10/2020 (19h-19h locales) ;
  • 495,4 mm à Tà Rụt le 11-12/10/2020 (19h-19h locales), dont 458,6 mm en 18h

Il est également tombé 621 mm en 18h à Hướng Sơn et 595 mm à Vĩnh Ô le 17-18 octobre (7h-1h locales), 586,8 mm en 12h à Cẩm Xuyên le 18 octobre (7h-19h locales), 584,4 mm en 12h à Đô Lương le 29-30 octobre (13h-1h locales) [dont 367,4 mm en 6h], 537 mm en 12h à Hồ chứa nước Kim Sơn le 19 octobre (7h-19h locales) [dont 403 mm en 6h], 523,8 mm en 12h à Thanh Thủy le 29-30 octobre (13h-1h locales) et 519,6 mm en 13h à Hưng Nguyên le 30 octobre (0h-13h locales).
On retiendra enfin qu’il est tombé du 6 au 14 octobre jusqu’à 2289 mm à A Lưới, 1907 mm à Huế, 1855 mm à Nam Đông et 1533 mm à Khe Sanh, mais aussi en 4 jours du 15 au 19 octobre (19h-19h locales) jusqu’à 1868 mm à Kỳ Thượng !

Ces fortes pluies interviennent alors qu’un nouvel épisode La Niña a débuté il y a quelques mois et devrait atteindre son paroxysme au cours de l’hiver prochain, avec comme première conséquence une augmentation des pluies sur le Pacifique occidental et le Sud-Est asiatique.
En ce début de mois de novembre 2020, le centre du Vietnam reste d’ailleurs dans la ligne de mire du typhon Goni (baptisé Rolly par les services météorologiques philippins) — le plus puissant cyclone tropical dans le monde en 2020 — qui a frappé les Philippines dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre avec des rafales de vent supérieures à 300 km/h lors de son passage sur la province insulaire de Catanduanes (soit le plus puissant typhon à frapper l’archipel philippin depuis le super typhon Haiyan en novembre 2013). Une nouvelle menace à surveiller…