lundi 30 mars 2020

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Records nationaux de température (mensuels et absolus) en 2020

Bilan provisoire au 6 avril 2020 des records enregistrés à l’échelle d’un territoire national (territoires indépendants et autonomes compris) ou d’un territoire d’outre-mer (ou non contigu), et autres faits marquants

Record absolu de chaleur   /   Record mensuel de chaleur   /   Record absolu de froid   /   Record mensuel de froid


Janvier
1 – NORVÈGE : 19,0°C le 2 janvier à Sunndalsøra [18,6°C à Åndalsnes]
2 – SÃO TOMÉ-ET-PRINCIPE : 33,0°C les 2 et 29 janvier à São Tomé Intern. Airport (record mensuel national égalé)
3 – CUBA : 35,7°C le 3 janvier à Veguitas (record mensuel national égalé)
4 – CORÉE DU SUD : 23,6°C le 7 janvier à Jeju (île éponyme) [19,6°C à Jangheung (partie continentale)]
5 – ANGOLA : 38,8°C le 13 janvier à Mbanza-Kongo (valeur à confirmer)
6 – RÉPUBLIQUE DU CONGO : 37,3°C le 15 janvier à Impfondo
7 – DOMINIQUE : 32,4°C le 17 janvier à Roseau / Canefield Airport
8 – ÎLE TROMELIN (Terres australes et antarctiques françaises) : 34,5°C le 20 janvier à Serge-Frolow
      [NB. – Le record supposé de 34,6°C le 08/01/1963 à Serge-Frolow est douteux et donc écarté.]

9 – INDONÉSIE : 37,4°C le 21 janvier à Palu Airport (Sulawesi)
10 – MEXIQUE : 42,0°C le 21 janvier à Vicente Guerrero = record mensuel de chaleur pour l’Amérique du Nord
11 – GUINÉE-BISSAU : 41,0°C le 27 janvier à Bafatá
12 – GAMBIE : 40,5°C le 31 janvier à Bassa Santa Su (record mensuel national fiable)
        [NB. – Le record supposé de 41,0°C le 19/01/2016 à Sibanor est douteux et donc écarté.]


NB
13 – 48,9°C le 4 janvier à Penrith Lakes AWS (Australie) = record absolu pour la région métropolitaine de Sydney
14 – 36,0°C le 9 janvier à Najran (Arabie Saoudite) = record mensuel dans l’hémisphère nord au-dessus de 1000 m
15 – MASSACHUSETTS (États-Unis) : 23,9°C le 12 janvier à Norwood Airport [23,3°C à Boston Airport]
16 – RHODE ISLAND (États-Unis) : 21,1°C le 12 janvier à Providence Airport et North Kingstown Airport
17 – Région de Tarapacá (Chili) : 37,7°C le 17 janvier à Pica (record absolu égalé)
18 – Tmin de 27,4°C le 18 janvier à Hacienda Taboga (Costa Rica) = plus haute Tmin au Costa Rica en janvier
19 – ÉCUEILS DES CARGADOS CARAJOS (Maurice) : 35,6°C le 19 janvier à Saint Brandon-St Raphael Island
20 – Comté du Trøndelag (Norvège) : 14,0°C le 20 janvier à Rissa
21 – Tmin de 29,1°C le 17 janvier à Bonriki Airport (Kiribati) = plus haute Tmin dans l’hémisphère nord en janvier
22 – ÎLE SURPRISE (Nouvelle-Calédonie, France) : 36,1°C le 27 janvier sur l’île Surprise (station peu fiable)
23 – PAPOUASIE OCCIDENTALE [IRIAN JAYA] (Indonésie) : 36,9°C le 30 janvier à Kaimana / Utarom


Février
24 – ESPAGNE (hors Canaries et enclaves africaines) : 29,6°C le 4 février à Valence Airport
        [NB. – Le prétendu record officiel de 30,0°C le 07/02/1960 à Malaga Airport est erroné et donc écarté.]

25 – ANTARCTIQUE : 18,4°C le 6 février à la base Esperanza (station argentine)
26 – AZERBAÏDJAN : 27,4°C le 7 février à Lankaran
27 – BAHAMAS : 33,0°C le 19 février à Nassau International Airport
28 – COLOMBIE : 42,6°C le 19 février à Jerusalén (record mensuel national [fiable] égalé)
                              = record absolu [fiable] pour le département de Cundinamarca
                              [42,2°C le 17 février à Capitanejo = record absolu pour le département de Santander]
29 – MALDIVES : 33,6°C le 22 février à Hanimaadhoo
30 – MADÈRE (Portugal) : 29,4°C le 24 février à Ponto do Sol [29,1°C le 4 à Porto Moniz, 28,6°C le 24 à Funchal]
31 – SUISSE : 24,6°C le 24 février à Biasca
32 – GAMBIE : 42,5°C le 26 février à Basse Santa Su
33 – SEYCHELLES : 34,7°C le 28 février à Seychelles International Airport / Mahe
34 – RUSSIE : 28,2°C* le 28 février à Kassoumkent [25,0°C à Shatoy] (* valeur à confirmer)
35 – COSTA RICA : 39,4°C le 29 février à Trinidad Vieja [39,2°C le 15 et 39,3°C le 18] (valeurs à confirmer)
        [NB. – 40,4°C le 6 février à Cerro Huacalito : valeur douteuse et donc écartée.]


NB
36 – Tmin de 34,7°C le 1er février à Condobolin Airport (Australie) = plus haute Tmin pour un mois de janvier
        dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud

37 – ÎLES CHATHAM (Nouvelle-Zélande) : 26,8°C le 3 février à Chatham Islands Airport [Tuuta Airport]
38 – Tmin de 18,0°C le 3 février à Calvi (Corse, France) = plus haute Tmin en Corse pour un mois de février
39 – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (France) : 27,0°C le 4 février à Seillans (record à confirmer)
40 – ÎLE TARO (îles Salomon) : 34,9°C le 4 février à Taro Island Airport
41 – CORSE (France) : 27,8°C le 11 février à Alistro = record mensuel et saisonnier de chaleur pour la Corse
42 – Région de Coquimbo (Chili) : 38,3°C le 18 février à Paihuano (1204 m)
43 – Département du Gard (France) : 25,9°C le 23 février à Montclus et le 24 février à Le Vigan
44 – Tmin de 32,0°C le 23 février à Yelimane (Mali) = plus haute Tmin dans l’hémisphère nord en février


Mars
45 – CAP-VERT : 35,8°C le 12 mars à Praia
46 – PARAGUAY : 43,1°C le 13 mars à RC1 Coronel Valois Rivarola
47 – SEYCHELLES : 33,7°C le 25 mars à Seychelles International Airport / Mahe (record mensuel national égalé)
48 – MOZAMBIQUE : 43,2°C le 26 mars à Massangena
49 – ÉTATS-UNIS : 42,2°C le 26 mars à Zapata et le 27 à Falcon Reservoir (Texas) (record mensuel national égalé)
50 – THAÏLANDE : 42,9°C les 30 et 31 mars à Thoen

NB
51 – 42,4°C le 13 mars à Tak (Thaïlande) = plus haute Tmax en Thaïlande pour la 1re quinzaine de mars
52 – ÉTAT DE MORELOS (Mexique) : 44,0°C le 20 mars à Xicatlacotla (record absolu égalé pour l’État de Morelos)
53 – -75,3°C le 21 mars à Vostok (Antarctique) = record mensuel de froid à la station

NB – ARGENTINE : 45,0°C le 9 mars à Rivadavia = valeur "officielle" surestimée, la station étant surexposée de
         2 à 3°C. Cette valeur est donc écartée
.

NB – MYANMAR : 44,5°C le 29 mars à Chauk = valeur vraisemblablement surestimée et donc écartée.


Avril
54 – PARAGUAY : 40,8°C le 1er avril à RC1 Coronel Valois Rivarola
55 – NIGER : 47,2°C le 6 avril à Birni-N’Konni
56 – GHANA : 44,0°C le 6 avril à Navrongo

NB
57 – HONGRIE : -11,9°C le 1er avril à Zabar [-11,7°C à Nyírlugos] = record mensuel national de froid depuis 1930
58 – Tmin de 31,1°C le 2 avril à Argyle Aerodrome (Australie-Occidentale)
        = plus haute Tmin en Australie et dans tout l’hémisphère sud pour un mois d’avril


NB – COSTA RICA : 41,2°C le 5 avril à Cerro Huacalito : valeur douteuse et donc écartée.

dimanche 29 mars 2020

Plus forte pression tous mois confondus dans les îles Britanniques depuis 1926 !

Après l’Islande la veille, les îles Britanniques ont enregistré des pressions historiquement élevées pour un mois de mars le dimanche 29 mars 2020. La pression au cœur du puissant anticyclone centré au sud de l’Islande s’est renforcée pour atteindre 1055 hPa le 29 matin (selon le Met Office). Pour trouver des pressions plus élevées sur le proche Atlantique, il faut remonter au 28-29 janvier 2003 (1057,2 hPa le 28 janvier à 12h UTC selon la réanalyse ERA-Interim).


Les plus fortes pressions ont été relevées par 3 bouées marines situées au large des côtes nord-occidentales britanniques : 1052,6 hPa le 29 mars à la bouée K5 (à 2h et 3h du matin) au large des côtes écossaises, 1052,6 hPa à la bouée K4 (à 13h) et 1051,9 hPa à la bouée M4 (à 12h) au large des côtes irlandaises.

Source : archives du Met Office
Au Royaume-Uni, la pression (réduite au niveau de la mer) a dépassé les 1050 hPa en de nombreux endroits, de l’Écosse à l’Irlande du Nord. On a relevé le dimanche 29 mars jusqu’à 1051,2 hPa à South Uist Range et 1051,1 hPa sur l’île Tiree en Écosse, jusqu’à 1051,0 hPa à Magilligan et 1050,5 hPa à Ballypatrick Forest en Irlande du Nord. La plus haute pression pour un mois de mars au Royaume-Uni et dans les îles Britanniques plus généralement était officiellement de 1048,6 hPa le 9 mars 1953 à Tynemouth (Angleterre). Toutefois, cette valeur paraît suspecte au regard des archives météorologiques consultées (cf. document ci-contre) et relèverait plutôt d’une erreur de transcription (la valeur exacte serait en réalité de 1043,6 hPa ce jour-là). Le précédent record le plus fiable serait ainsi de 1047,9 hPa le 3 mars 1990 à St Mary’s Airport (îles Scilly, en mer Celtique). Quoi qu’il en soit, le précédent record mensuel de haute pression pour les îles Britanniques a  donc été pulvérisé ce dimanche 29 mars !

En outre, il faut remonter au 24 décembre 1926 pour trouver une pression plus élevée dans les îles Britanniques, avec 1051,9 hPa à Wick (Écosse), le record absolu étant toujours détenu par Aberdeen (Écosse) avec 1053,6 hPa le 31 janvier 1902.

En Irlande, on a relevé le dimanche 29 mars jusqu’à 1051,3 hPa à Malin Head (à 12h), pulvérisant ainsi le record mensuel national (précédent record : 1047,1 hPa le 13 mars 1900 à l’observatoire de Valentia dans le comté de Kerry). Pour trouver des pressions supérieures en Irlande tous mois confondus, il faut même remonter au 28 janvier 1905, date à laquelle l’observatoire de Valentia dans le comté de Kerry a établi le record national avec 1051,9 hPa.

Par ailleurs, notons que c’est la 2e fois cette année que la pression dépasse la barre des 1050 hPa dans les îles Britanniques : pour mémoire, la pression en surface a atteint et dépassé les 1050 hPa dans un grand nombre de stations du sud de l’Angleterre les 19 et 20 janvier dernier, établissant à cette occasion la plus haute pression tous mois confondus pour les îles Britanniques depuis le 16 janvier 1957.
Selon le spécialiste Stephen Burt, on ne comptabilisait avant 2020 que 9 autres événements comparables depuis 1800 au cours desquels des pressions supérieures ou égales à 1050 hPa ont été observées dans les îles Britanniques, ce qui souligne le caractère exceptionnel de ce début d’année 2020.

samedi 28 mars 2020

Record de haute pression en Islande pour un mois de mars depuis 1883 !

Après s’être maintenue en phase positive durant au moins 91 jours consécutifs (soit du 29 décembre 2019 au 28 mars 2020) avec des valeurs d’indice historiquement élevées en février, l’oscillation arctique (AO en anglais) évolue depuis quelques jours vers des conditions plus neutres et semble transiter vers un mode négatif (au moins temporairement).
L’oscillation nord-atlantique (qui constitue une vue régionale de l’oscillation arctique) évolue également vers un mode négatif, après avoir connu une phase positive durant quasiment tout l’hiver 2019-2020, avec de hautes pressions plus marquées des Açores à l’Afrique du Nord et des pressions anormalement basses entre le Groenland et la Scandinavie (en particulier de l’île de Jan Mayen aux îles Féroé, en passant par l’Islande).

Comme prévu il y a quelques jours, un changement s’est opéré dans la dynamique aérologique ce samedi 28 mars avec l’arrivée d’un puissant anticyclone dans l’Atlantique nord-est, centré au sud de l’Islande. La pression a atteint 1050,5 hPa dès la mi-journée à Hjarðarland í Biskupstungum et 1050,4 hPa à Eyrarbakki sur la côte sud-occidentale de l’Islande : il s’agit de la plus haute pression enregistrée en Islande pour un mois de mars depuis 137 ans ! Il faut remonter au 6 mars 1883 pour trouver des pressions plus élevées dans le pays avec 1051,7 hPa à Vestmannaeyjar (îles Vestmann) et 1050,7 hPa à Stykkishólmur. Il faut également remonter à l’année 1962 pour trouver des pressions supérieures à 1048 hPa au mois de mars en Islande (jusqu’à 1048,5 hPa à Galtarviti) et au 16 avril 1991 pour trouver des pressions plus élevées tous mois confondus (1050,8 hPa à Egilsstaðir).
Notons que certaines stations situées au-dessus de 600 m d’altitude ont enregistré des pressions réduites au niveau de la mer encore supérieures (1054,2 hPa à Setur [693 m] et 1054,1 hPa à Veiðivatnahraun [647 m]), mais l’altitude plus élevée de ces stations rend la réduction barométrique au niveau de la mer moins significative et ne permet pas véritablement les comparaisons.

Notons également que la pression a rarement atteint les 1050 hPa en Islande au cours des 200 dernières années, seulement à 8 reprises au 19e siècle et à 5 reprises depuis le début du 20e siècle (les valeurs les plus élevées sont indiquées ci-dessous pour les 13 événements répertoriés) :
  • 1058,5 hPa le 03/01/1841 à Reykjavik [1057,6 hPa le 04/01/1841] ;
  • 1051,8 hPa le 14/02/1892 à Stykkishólmur et à Akureyri ;
  • 1051,7 hPa le 11/12/1846 à Reykjavik ;
  • 1051,6 hPa le 12/01/1890 à Akureyri ;
  • 1051,1 hPa le 14/01/1892 à Vestmannaeyjar (îles Vestmann) ;
  • 1051,7 hPa le 06/03/1883 à Vestmannaeyjar (îles Vestmann) et 1050,7 hPa à Stykkishólmur ;
  • 1050,9 hPa le 23/12/1836 à Reykjavik ;
  • 1050,0 hPa le 26/02/1890 à Stykkishólmur ;
    –––––––––––––
  • 1054,2 hPa le 16/12/1917 à Stykkishólmur ;
  • 1051,7 hPa le 25/02/1962 à Dalatangi et le 26/02/1962 à Akureyri ;
  • 1051,1 hPa le 17/01/1977 à Galtarviti (Keflavik) ;
  • 1050,8 hPa le 16/04/1991 à Egilsstaðir ;
  • 1050,0 hPa le 24/02/2006 à Dalatangi et à Skjaldþingsstaðir.

Les modèles prévoient des pressions encore plus élevées le dimanche 29 mars au cœur de cet anticyclone, possiblement jusqu’à 1055 hPa. De telles valeurs sont extrêmement rares pour une fin mars sur le proche Atlantique : le record mensuel officiel de haute pression pour les îles Britanniques, vieux de 67 ans (1048,6 hPa* le 09/03/1953 à Tynemouth [Angleterre]), est d’ores et déjà battu ce samedi soir avec 1048,8 hPa à 20h à Stornoway (Écosse). Si la pression atteint 1050 hPa dimanche, ce sera aussi la 2e fois cette année que la pression dépasse la barre des 1050 hPa dans les îles Britanniques : pour mémoire, la pression en surface a atteint et dépassé les 1050 hPa dans un grand nombre de stations du sud de l’Angleterre les 19 et 20 janvier dernier, enregistrant à cette occasion la plus haute pression tous mois confondus pour les îles Britanniques depuis le 16/01/1957.

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* Ce record paraît néanmoins suspect au regard des archives météorologiques consultées et relèverait plutôt d’une erreur de transcription (la valeur exacte serait en réalité de 1043,6 hPa ce jour-là).
Nous préférons retenir ici comme record le plus fiable les 1047,9 hPa du 3 mars 1990 à St Mary’s Airport (îles Scilly, en mer Celtique).

vendredi 6 mars 2020

Nouvelle poussée de fièvre au cours du dernier trimestre (déc. 2019 à fév. 2020)

Le constat est sans appel : le dernier trimestre (déc-jan-fév) 2019-2020 a été le 2e plus chaud à l’échelle mondiale, mais le plus chaud en Russie et en Europe (notamment en France, en Finlande ou encore en Pologne).


Selon le programme européen Copernicus, l’anomalie thermique à l’échelle globale atteint +0,77°C et place ce trimestre au 2e rang des plus chauds derrière celui de 2015-2016. Le mois de février 2020 en particulier a été anormalement chaud, comme le montrent les données satellitaires UAH : l’anomalie de la température dans la basse troposphère atteint +0,76°C (contre +0,57°C en janvier 2020) ; il s’agit de la 3e plus forte anomalie mensuelle depuis le début début des mesures en 1979, derrière les mois de février 2016 (+0,86°C) et mars 2016 (+0,77°C), tous deux associés à un fort épisode El Niño (contrairement à cet hiver).

À l’échelle de l’Europe et de la Russie, l’hiver météorologique 2019-2020 a été le plus doux depuis le début des mesures, loin devant l’hiver 2015-2016. Selon les données de Copernicus Climate Change Service, l’anomalie en Europe a atteint une valeur exceptionnelle de +3,39°C par rapport à la moyenne 1981-2010, pulvérisant de 1,38°C le précédent record de l’hiver 2015-2016. L’anomalie de température dépasse même les +4°C par rapport à l’ère pré-industrielle (1850-1900) ! En France, cet hiver a également été le plus chaud jamais enregistré avec une température moyenne nationale supérieure de 2,7°C à la normale saisonnière, devant l’hiver 2015-2016 (anomalie de +2,6°C).
Même constat en Russie : l’hiver 2019-2020 a été le plus chaud depuis le début des mesures en 1891, battant de 1,3°C le précédent record remontant à l’hiver 2015-2016.