lundi 23 décembre 2013

L'endroit le plus froid de la planète

Station chinoise de Kunlun
À la recherche du meilleur site d’observation astronomique dans le monde, une équipe de chercheurs australiens et américains avait été en mesure en 2009 de localiser l’endroit à la fois le plus froid, le plus sec et le plus calme de la planète (cf. un précédent billet). À partir de modèles climatiques, de données satellitaires et de données issues de stations météorologiques, l’équipe scientifique avait retenu le site de Ridge A (4053 m d’altitude) sur le plateau antarctique, à proximité de la station polaire de Kunlun ; cette station a été construite en février 2009 par des glaciologues chinois (en collaboration avec des scientifiques australiens) à 4087 m d’altitude et à 7,3 km au sud-ouest du sommet du Dôme Argus (ou Dôme A, 4092,8 m), ce qui en fait désormais la station la plus élevée du continent antarctique.
Station automatique du Dôme Argus

Très récemment, des scientifiques américains du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) ont révélé les résultats d’une campagne de mesures par satellite de la température radiométrique de surface du continent antarctique ; cette étude vient confirmer la précédente et apporter de nouvelles précisions. Elle révèle en particulier des températures inférieures à -90°C mesurées à plusieurs reprises au cours des hivers austraux 1997, 2001, 2003, 2004, 2010 et 2013, par temps clair et en l’absence totale de vent, le long d’une ligne de crêtes dans la partie orientale de l’inlandsis antarctique, qui s’étend du Dôme Fuji (au nord) au Dôme Argus (au sud). Comme on peut le constater sur la carte ci-dessous (ou sur l’animation proposée par la NASA), le satellite Landsat 8 a mesuré une température extrême de -93,2°C (-135,8°F) le 10 août 2010 au nord-ouest du Dôme Argus, mais également une température légèrement inférieure de -93,0°C (-135,3°F) le 31 juillet 2013 à proximité immédiate de la station sino-australienne ou encore de -91,2°C le 3 août 2004 à proximité de la station américano-japonaise du Dôme Fuji.


Suite à un communiqué de presse maladroitement rédigé par le NSIDC, il n’a pas fallu longtemps aux journalistes du monde entier pour s’emparer de l’information et la rumeur d’un nouveau record de froid mondial s’est malheureusement très vite propagée… Par conséquent, il est utile de rappeler ici encore que les mesures de température par satellite ne sont pas comparables avec les observations in situ, un rappel que j'avais déjà eu l’occasion de faire après la campagne de mesures par satellite réalisée par la NASA entre 2003 et 2009 visant à révéler l’endroit le plus chaud de la planète.
Station russe de Vostok
Les satellites ne mesurent pas la température de l’air comme le font les instruments placés à 1,50 m au-dessus du sol dans des abris ventilés et à l’abri du rayonnement direct, mais la température radiométrique de surface (ou la luminance spectrale du sol, un paramètre physique différent), c’est-à-dire le rayonnement émis par la surface du sol. Parce que l’air a une plus faible conductivité thermique que le sol (et quelle que soit la nature de celui-ci d’ailleurs), la température radiométrique de surface en plein hiver est bien inférieure à la température de l’air sus-jacent.
Par conséquent, rappelons que le record officiel de froid dans le monde est toujours détenu par la station russe de Vostok (station située à 3488 m d’altitude et à 600 km environ au sud du Dôme Argus) avec une température de -89,2°C le 21 juillet 1983. Depuis sa construction en 1957, la température est descendue en dessous de -85°C à 15 reprises, soit bien en dessous de la température de sublimation (i.e. passage de l’état solide à l’état gazeux) du dioxyde de carbone (-78,5°C) !

samedi 21 décembre 2013

Rendez-vous in Tornado Alley (saison 2) : la websérie événement revient !


Après une première série de 10 épisodes diffusés sur La Chaîne Météo de mars à mai 2012, Rendez-vous in Tornado Alley revient pour une deuxième saison en cette fin d'année 2013 avec 11 nouveaux épisodes pour le plus grand plaisir des passionnés de tornades et d'orages.

Cette websérie raconte l’histoire de quatre jeunes français (Christophe Asselin, Vincent Deligny, Tony Le Bastard et Julien Batard) amoureux de la nature et des conditions météorologiques extrêmes, qui vont parcourir plus de 30 000 kilomètres dans une douzaine d’États américains, armés de leurs appareils photos et caméras, en quête de la lumière idéale, de l’orage suprême et de la tornade parfaite.

Bande-annonce (trailer) de la saison 2 (2013) :

Le tournage de la saison 2 a eu lieu durant 6 semaines au printemps 2013 et la diffusion a débuté le 1er décembre 2013. Vous pouvez retrouver tous les dimanches soir un nouvel épisode sur le site web Chroniques chaotiques ou sur la chaîne YouTube.

Une campagne de financement participatif (crowdfunding) organisée via le site Ulule.com a permis de produire cette nouvelle série et d'en améliorer encore la réalisation : la qualité des images et du son a été grandement améliorée grâce à l'acquisition de caméras embarquées GoPro et de micros équipés de bonnettes anti-vent notamment, la durée des épisodes a été allongée (d'une vingtaine de minutes contre une douzaine lors de la saison 1), le scénario de chaque épisode est mieux construit et le rythme plus soutenu.
Tous les ingrédients d'une série documentaire réussie sont réunis : des images magnifiques, un choix musical parfait, une histoire bien construite, un montage très professionnel, une bonne dose de suspens, d'adrénaline et d'émerveillement, sans omettre une approche didactique des phénomènes météorologiques.
Bref, un cocktail savamment préparé par Christophe Asselin qui nous livre ici avec talent un road movie d'un nouveau genre !

À voir ou à revoir : la saison 1 tournée dans les grandes plaines américaines en 2011.

dimanche 8 décembre 2013

Les plus fortes rafales de vent dans le monde

Le super tyhon Yolanda qui a ravagé l’archipel des Philippines en novembre 2013 et la tempête Xaver qui a balayé l’Europe du Nord au début du mois de décembre 2013 nous donnent l’occasion de dresser un inventaire des plus fortes rafales de vent observées dans le monde (vitesses instantanées).

Selon le magazine Weatherwise (n° 3, vol. 61, mai-juin 2008, p. 18), le Dr Wurman et son équipe ont enregistré des rafales jusqu’à 512 km/h (318 mph) au cœur d’une tornade (F6 !) le 3 mai 1999 (6h54 PM) à Bridge Creek (Oklahoma, États-Unis) à une hauteur de 32 m au-dessus du sol, soit un record absolu (d’autres sources indiquent 484 km/h +/- 32 km/h [soit 516 km/h max !], ou 301 mph +/- 20 mph, ou encore 135 m/s +/- 8 m/s). Cette vitesse a été déterminée à partir de données DOW (Dopplers on Wheels), c’est-à-dire issues d’un radar météorologique mobile monté sur un camion.
Image des échos radar de la tornade de Bridge Creek – Moore (Oklahoma, États-Unis) le 3 mai 1999 à 6h57 PM.

Par le passé, d’autres vitesses tout à fait exceptionnelles ont été mesurées au cœur de violentes tornades, le plus souvent à partir d’un radar Doppler mobile :
— 476 km/h (296 mph ; 132 m/s) le 31 mai 2013 au cœur d’une tornade au sud d’El Reno (Oklahoma) ;
— 414 à 431 km/h (257 à 268 mph ; mais selon d’autres sources : 460 km/h ; 286 mph ; 128 m/s) le 26 avril 1991 dans une tornade près de Red Rock (Oklahoma).

D’autres valeurs approximatives ont été estimées à partir des dégâts occasionnés par les tornades, l’échelle de Fujita et l’échelle de TORRO en donnant une classification ; la liste est longue, en voici seulement deux exemples :
— 450 km/h (280 mph ; 125 m/s) le 2 avril 1958 dans une tornade à Wichita Falls (Texas, États-Unis) ;
— 396 à 522 km/h (110 à 145 m/s) le 20 juillet 1931 dans une tornade à Zemborzyce près de Lublin (Pologne).

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a homologué le 22 janvier 2010 le record de la plus violente rafale de vent (vitesse instantanée) réellement observée à la surface de la Terre (et hors tornade), à 408 km/h (253 mph ; 113 m/s) le 10 avril 1996 à Barrow Island (Australie, Australie-Occidentale), lors du passage du cyclone Olivia.
Signalons que le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) a estimé les rafales maximales à 378 km/h (235 mph ; 105 m/s) juste avant le passage du super typhon Yolanda sur les îles de Samar et de Leyte (Philippines) le 8 novembre 2013 à 4h40 AM.
Lors du passage du super typhon Paka, il avait été relevé le 16 décembre 1997 sur l’île de Guam une rafale de 380 km/h (236 mph ; 105,5 m/s), mais cette valeur a ensuite été invalidée par la NOAA.

mercredi 31 juillet 2013

Extrêmes climatiques par continent en juillet 2013

EUROPE (à l’ouest de l’Oural) :
Tnn
-11,1°C le 29 à la Capanna Margherita (Italie, 4559 m)
À noter :
-4,4°C le 30 au Jungfraujoch (Suisse, 3580 m)
-3,9°C le 2 à Brúarjökull (Islande)
-3,7°C le 14 à Fannaråki (Norvège, 2062 m) et -3,5°C le 8
-2,4°C le 8 à Juvvasshøe (Norvège)
-2,0°C le 1 à Mussala Top (Bulgarie, 2925 m)
-1,8°C le 11 à Filefjell (Norvège)
-1,8°C le 11 à Folldal-Fredheim (Norvège)
-1,7°C le 22 à Latnivaara (Suède)
-1,6°C le 1 à Kasprowy Wierch (Pologne)
-1,5°C le 22 à Börtnan (Suède)
-1,3°C le 11 à Leirflaten (Norvège)
Txx
+44,0°C le 7 à Tomar (Portugal)
+43,9°C le 7 à Mora (Portugal)
+43,8°C le 7 à Alcácer do Sal (Portugal), +43,0°C le 6, +42,8°C les 4 et 5
+43,4°C le 7 à Pinhão (Portugal), soit un record absolu à la station
+43,4°C le 7 à Coruche (Portugal)
+43,3°C le 9 à El Granado (Espagne), +43,1°C le 4, +42,6°C le 7 et +42,5°C le 10
+43,1°C le 6 à Millera-Panton (Espagne, Galice)
+43,1°C le 8 à Alvega (Portugal)
+42,7°C le 28 à Ottana (Italie, Sardaigne) et +41,1°C le 27
+42,6°C le 7 à Portel (Portugal)
+42,6°C le 28 à Palmas Arborea (Italie, Sardaigne) et +40,8°C le 27
+42,5°C le 6 à Ribadavia (Espagne) et +42,2°C le 7
+42,5°C le 7 à Mirandela (Portugal), soit un record absolu à la station depuis 1999
+42,4°C le 7 à Viana do Alentejo (Portugal)
+42,4°C le 7 à Lousã (Portugal)
+42,4°C le 7 à Setúbal (Portugal)
+42,3°C le 7 à Rio Maior (Portugal) 
+42,2°C les 9 et 31 à Montoro (Espagne)
+42,2°C le 8 à Zarza La Mayor (Espagne)
+42,0°C le 8 à Badajoz (Espagne)
+42,0°C le 28 à Berchidda (Italie, Sardaigne)
+41,9°C le 6 à Ourense observatoire (Espagne)
+41,9°C le 7 à Avis (Portugal)
+41,9°C le 7 à Zebreira (Portugal)
+41,9°C le 27 à Olmedo (Italie, Sardaigne)
+41,8°C le 7 à Santarém/Fonte Boa (Portugal)
+41,7°C le 7 à Fundão (Portugal)
+41,7°C le 7 à Valencia de Alcántara (Espagne) et +41,6°C le 8
+41,7°C le 10 à Jerez de la Frontera aéroport (Espagne)
+41,7°C le 26 à Lefkoniko (Chypre)
+41,6°C le 7 à Albuquerque (Espagne)
+41,6°C le 9 à Coria (Espagne)
+41,6°C le 29 à Banja Luka (Bosnie-Herzégovine), soit un record absolu à la station

L'endroit le plus chaud de la planète

Furnace Creek (Californie, États-Unis)
© J. Reynaud, août 2011
Depuis les années 1850, la localisation de l’endroit le plus chaud sur la Terre a toujours fait l’objet de débats et de controverses. Seulement deux ans après le début des mesures, la station installée à Furnace Creek (anciennement appelée Greenland Ranch jusqu’en 1933) dans la Vallée de la Mort en Californie (États-Unis) a mesuré une température de l’air de +56,7°C (134,1°F) le 10 juillet 1913. Le titre de l’endroit le plus chaud de la planète lui a été contesté neuf ans plus tard par la station d’El Azizia en Libye, où la température est montée jusqu’à +58,0°C (136,4°F) le 13 septembre 1922 [la valeur étant bien de +58,0°C comme indiquée dans les registres de l’époque et non de +57,8°C comme on peut le trouver dans de nombreuses publications anglo-saxonnes, où la valeur initiale de 136,4°F a été arrondie abusivement à 136°F].
La station météorologique de Greenland Ranch
(Vallée de la Mort, Californie, États-Unis) en 1926.
© Bancroft Library, University of California
Ce record mondial n’a jamais été battu officiellement (voir ci-dessous), mais il a été souvent sujet à polémique au sein de la communauté scientifique. Certains ont contesté les conditions d’observation de ce record, notamment : le type d’abri utilisé, le fort vent de sable (sirocco ou ghibli pour reprendre le mot italien désignant un vent chaud et sec provenant du Sahara) qui faisait entrer ce jour-là le sable brûlant dans l’abri météo (faussant ainsi la température), des écarts de température trop importants constatés ce jour-là avec les stations les plus proches, et la situation géographique de la station (station non officielle, située près de la côte, seulement à quelques dizaines de km au sud de Tripoli, installée sur un terrain appartenant à un agriculteur italien).

Je vous invite également à visionner ce documentaire (en anglais) récemment publié sur les investigations menées par Christopher C. Burt et l’OMM, démontrant que le record enregistré à El Azizia en 1922 est définitivement invalidé : Dead Heat: Overturning the World's Hottest Temperature. Pour de plus amples renseignements, voir aussi l'entretien filmé avec M. Randall Cerveny (rapporteur de l’OMM) mis en ligne à l'adresse <http://vimeo.com/49196737>. Voir également l’article paru sur ce sujet dans Bulletin of the American Meteorological Society (vol. 94, n° 2) et téléchargeable à l'adresse <http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/BAMS-D-12-00093.1>.

Contrairement aux instruments de mesure traditionnels inégalement répartis à la surface du globe, les satellites permettent aujourd’hui d’obtenir une couverture homogène et totale de la surface de la Terre, avec des mesures dans les endroits les plus reculés et difficiles d’accès. Cependant, les satellites ne mesurent pas la température de l’air comme le font les instruments placés à 1,50 m au-dessus du sol dans des abris ventilés et à l’abri du rayonnement direct, mais la température radiométrique de surface (un paramètre physique différent), c’est-à-dire le rayonnement émis par la surface du sol, comme si l’on mesurait la température au plus près de la peau d’un être humain. Parce que l’air a une plus faible conductivité thermique que le sol (et quelle que soit la nature de celui-ci), la température radiométrique de surface en plein été peut être supérieure de 30 à 50°C à la température de l’air sus-jacent.

Signalons qu’avant les mesures par images satellite à haute résolution, une des toutes premières études sur les différences de température entre l’air et le sol a été réalisée le 21 juin 1915 dans le désert d’Arizona, près de Tucson. À 1h00 PM, la température maximale à 0,4 cm sous la surface du sol était de +71,5°C (160,7°F), tandis que la température de l’air mesurée à 4 m au-dessus du sol était de +42,5°C (108,5°F). D’autres études ont constaté des différences de plus grande ampleur, comme le 15 juillet 1972 à Furnace Creek (Vallée de la Mort), où l’on a relevé une température maximale au sol de +93,9°C (201°F) contre une température à 1,50 m au-dessus du sol de +53,3°C (128°F) !

La campagne de mesures par satellite réalisée par la NASA à l’échelle de la planète de 2003 à 2009 a permis de constater que les températures maximales les plus extrêmes sont observées dans les régions où les sols sont dépourvus de végétation (ou au couvert végétal très clairsemé), très secs, ayant un faible coefficient d’albedo et une faible conductivité thermique, le rayonnement solaire direct devant être optimal et l’humidité de l’air très faible.

Source : David J. Mildrexler, Maosheng Zhao et Steven W. Running, "Satellite Finds Highest Land Skin Temperatures on Earth", BAMS, American Meteorological Society, juillet 2011, p. 856.

Ces mesures satellitaires ont révélé que la position du point le plus chaud de la planète variait d’une année sur l’autre (cf. animation) et que, outre les caractéristiques physiques du site, les variations climatiques jouaient aussi un rôle important. En 2003, le point le plus chaud (+69,3°C) a été observé dans l’État australien du Queensland, dans un contexte de sécheresse exceptionnelle. En 2008, il a été observé dans la dépression de Tourfan (+66,8°C), dans la région autonome ouighoure du Xinjiang, en Chine. Cependant, les températures les plus élevées ont été enregistrées 5 années sur 7 dans le désert du Lut en Iran (et plus précisément sur le plateau de Gandom Beryan — un plateau recouvert de roches magmatiques sombres —, situé dans le désert de Shahdad), où la température radiométrique de surface grimpe régulièrement chaque année au-dessus de +65°C) : la température est montée jusqu’à +70,7°C en 2005 (et seulement à +62,7°C à Furnace Creek, dans la Vallée de la Mort), +69,0°C en 2007, +68,6°C en 2009, +68,5°C en 2006 et +68,0°C en 2004.

La température radiométrique de surface maximale mesurée dans le désert du Lut
(80 000 km2 dans le sud-est de l’Iran) en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2009.
Source : D. J. Mildrexler, M. Zhao et S. W. Running, "Satellite Finds Highest Land Skin Temperatures on Earth", BAMS, American Meteorological Society, juillet 2011, p. 857. (Photographie de Jafar Sabouri)

vendredi 11 janvier 2013

Stations les plus arrosées dans le monde en 2012

Comme en 2010, c'est la station de Cherrapunji, située dans le nord-est de l'Inde (État de Meghalaya), qui arrive en tête des stations les plus arrosées dans le monde en 2012.

Cumuls annuels maxi :
13364,0 mm à Cherrapunji (Inde)
12319 mm à Mawsynram (Inde)
10556,6 mm à la station des Hauts de Ste-Rose (Réunion, France)
9630 mm à Cropp River/Waterfall (Nouvelle-Zélande)
8870 mm à Tuke River (Nouvelle-Zélande)
8608 mm à Cropp River/Cropp Hut (Nouvelle-Zélande)
8291,6 mm au Mt Waialeale (États-Unis, Hawaï, Kauai)
8214 mm à Hulikal (Inde, État de Karnataka)
8168 mm à Quibdo / El Carano (Colombie)
8000 mm environ à la station de Takamaka-PK12 (Réunion, France)
7630 mm à Masthikatte (Inde, État de Karnataka)
7410 mm à Doon River (Nouvelle-Zélande)
Entre 7190 et 7300 mm à North Egmont (Nouvelle-Zélande)
6964 mm à Haast River/Cron Creek (Nouvelle-Zélande)
6780 mm à Bellenden Ker Top Station (Australie, Queensland)
6770 mm à Yadur (Inde, État de Karnataka)
6661,0 mm à Ivory Glacier (Nouvelle-Zélande, 1390 m)
6627,1 mm à Puu Kukui (États-Unis, Hawaï, Maui)
6618 mm à Ivory River/Ripplerock (Nouvelle-Zélande)
6511 mm à Mani (Inde, État de Karnataka)
6163 mm à Hokitika River/Prices Flat (Nouvelle-Zélande)
6065 mm à Hokitika River/Colliers Creek (Nouvelle-Zélande)
6040 mm à Hokitika River/Rapid Creek (Nouvelle-Zélande)

Signalons également :
5637,9 mm à Lumbaqui (Équateur)
5633 mm à Waiho River/Douglas Hut (Nouvelle-Zélande)
5570,6 mm à Ranong (Thaïlande)
5497,9 mm à Trad (Thaïlande)
5469,2 mm à Milford Sound (Nouvelle-Zélande, 3 m, station 4107)
Entre 5300 et 5700 mm à Hinatuan (Philippines)
5166,3 mm à Alishan (Taïwan)
5149,0 mm à Asarco (Guyane française)
5113,5 mm à Yakushima (Japon)
5028,0 mm à Boat Bluff (Canada, Colombie-Britannique)
4944,5 mm* à Saint-Claude Maison du volcan (Guadeloupe, France) [*cumul provisoire de janvier à octobre]
4911,5 mm à Anbu (Taïwan)
4870 mm* à la station de Bellecombe (Réunion, France) [*cumul provisoire de janvier à octobre]
Entre 4700 et 5000 mm à Baguio (Philippines)
4742,8 mm à Su-ao (Taïwan)
4686 mm à Rakaia River/Lake Ramsey (Nouvelle-Zélande)
4638,8 mm à Kawainui Stream (États-Unis, Hawaï, Big Island)
4564,3 mm à Takua Pa (Thaïlande)
4498,2 mm à Bellenden Ker Bottom Station (Australie, Queensland)
4386 mm au Morne-Rouge (Guadeloupe, France)
4362,5 mm à Cerro de Oro (Mexique)
4344,7 mm à Cuetzalan (Mexique)
4304,0 mm à Babinda Post Office (Australie, Queensland)
4202,8 mm à Jacatepec (Mexique)
4167,5 mm à Nase (Japon)
4117,5 mm à Owase (Japon)
4061 mm à Franz Josef (Nouvelle-Zélande, 155 m)
4052,3 mm à Oahu Forest (États-Unis, Hawaï, Oahu)
Entre 4000 et 4500 mm à Villavicencio (Colombie)
Entre 4000 et 4400 mm à Legaspi (Philippines)
3957,1 mm à Kilohana (États-Unis, Hawaï, Kauai)
3921,2 mm à Arthur Pass EWS (Nouvelle-Zélande)
3915,9 mm à Penang Mill (Fidji), soit un record depuis 1916
3883 mm à Taipo River (Nouvelle-Zélande)
3874,0 mm* à Port Alexander (États-Unis, Alaska) [*données manquantes du 9 au 22/10/2012]
3859 mm au Mt Read (Australie, Tasmanie)
3835,9 mm à N. Wailua D. (États-Unis, Hawaï, Kauai)
3824 mm à Musi (Italie), dont 1001 mm en novembre
3716,4 mm à Daradgee (Australie, Queensland)
3715,8 mm à Tully Sugar Mill (Australie, Queensland)
3679,2 mm au Mt Cook (Nouvelle-Zélande, 765 m)
3606,0 mm à Franz Josef EWS (Nouvelle-Zélande, 80 m)
Entre 3500 et 3800 mm à Manille (Philippines)
3547,9 mm à Nadi Airport (Fidji), soit un record depuis 1943
3426 mm à Chievolis (Italie), dont 1048 mm en novembre
3189 mm à Secretary Island AWS (Nouvelle-Zélande)
3185 mm environ à Topes de Collantes (Cuba)
3160 mm à Vogel (Slovénie)
3144 mm* à Pointe-Noire Morne léger (Guadeloupe, France) [*cumul provisoire de janvier à octobre]
3133 mm à Campagrina (Italie, Toscane)
3077,2 mm à Rainier Paradise Ranger Station (États-Unis, Washington)
Entre 3050 et 3400 mm à Tacloban (Philippines)
3036,1 mm à Quillayute (États-Unis, Washington)
2801 mm à Piancavallo (Italie)
2741,7 mm à Yakutat (États-Unis, Alaska)
2657,0 mm à Perquín (Salvador) 
2562 mm à Barcis (Italie)


Cumuls mensuels maxi :
3624 mm à Cherrapunji (Inde) en juillet, dont 2183,6 mm en 8 jours (du 11 au 18/07/2012)
3445 mm à Cherrapunji (Inde) en juin, dont 1743,6 mm en 5 jours (du 23 au 27/06/2012)
2307,4 mm à Bellenden Ker Top Station (Australie, Queensland) en mars
2201 mm à Baguio (Philippines) en août
2088,2 mm à Takamaka (Réunion, France) en mars
2083,0 mm à Cherrapunji (Inde) en septembre
2069,9 mm à la station des Hauts de Ste-Rose (Réunion, France) en mars
1954,4 mm à Bellenden Ker Bottom Station (Australie, Queensland) en mars
1888,0 mm à Babinda Post Office (Australie, Queensland) en mars, dont 420,0 mm le 19/03/2012
1863,2 mm à Alishan (Taïwan) en juin


Cumuls maxi en 24h :
902,0 mm le 02/08/2012 à Zhanghu (Taïwan)
814,5 mm le 02/08/2012 à Luzhunan (Taïwan)
806,0 mm le 02/08/2012 à Hengshan (Taïwan)
798,5 mm le 02/08/2012 à Bagua (Taïwan)
796,5 mm le 02/08/2012 à Fenghuang (Taïwan)
774,0 mm le 02/08/2012 à Fengshan (Taïwan)
772,2 mm le 26/06/2012 à Cherrapunji (Inde)

Signalons également :
649,0 mm le 01-02/05/2012 à Amagisan (Japon), dont 356,5 mm en 12h le 02/05/2012
615,0 mm le 24/08/2012 à Hengchun (Taïwan)
556,5 mm le 24/05/2012 à Puerto Pesquero de Casila (Cuba)
551,2 mm le 09/06/2012 à West Pensacola (États-Unis, Floride)
538,0 mm le 24/05/2012 à Topes de Collantes (Cuba)
507,5 mm en 24h le 11-12/07/2012 à Asootohime (Japon, préfecture de Kumamoto), dont 500,0 mm en 12h et 459,5 mm en 6h le 11/07/2012.
380 mm en 24h le 10-11/09/2012 à Jacobabad (Pakistan) et jusqu’à 448,5 mm en 36h, alors que la moyenne mensuelle en septembre n’est que de 11 mm !
372 mm le 10/09/2012 à Tangwani (Pakistan)

À noter aussi :
484,0 mm en 24h le 13-14/07/2012 à Kurogi (Japon, préfecture de Fukuoka), dont 301,0 mm en 6h.
457,5 mm en 24h le 14-15/09/2012 à Sakihama (Japon, préfecture de Kochi), dont 423,5 mm en 12h et 272,0 mm en 6h le 14/09/2012.
440,0 mm en 24h le 24/01/2012 à Nagado (Fidji)
410,0 mm en 24h le 24/01/2012 à Tavua (Fidji)
405,5 mm en 24h le 18-19/06/2012 à Miyagama (Japon), dont 384,5 mm en 12h le 18-19/06/2012 et 263,0 mm en 6h le 19/06/2012.
392,5 mm en 24h le 11-12/07/2012 à Asosan (Japon, préfecture de Kumamoto), dont 354,5 mm en 6h le 11/07/2012.
362,6 mm en 24h le 30/03/2012 à Lautoka Mill (Fidji)
356,0 mm en 24h le 24/01/2012 à Vatukoula (Fidji)


Cumul maxi en 48h :
1261,0 mm du 31/07/2012 au 01/08/2012 à Taipingshan (Taïwan)

Cumul maxi en 72h :
1786,0 mm du 31/07/2012 au 02/08/2012 à Taipingshan (Taïwan)

>> Bilan pour l’année 2009
>> Bilan pour l’année 2010
>> Bilan pour l'année 2011


jeudi 10 janvier 2013

Records climatiques pour les 50 États américains (+ Puerto Rico et les Îles Vierges)

Base de données mise à jour le 1 janvier 2017
+ ajout des cartes en annexe
Première publication : 1er janvier 2008


Map of USA AL.svg
ALABAMA
• Record de chaleur : +44,4°C le 06/09/1925 à Centerville
• Record de froid : -32,8°C le 30/01/1966 à New Market
• Record de précipitations en 24 h : 826,0 mm le 19-20/07/1997 à Dauphin Island Sea Lab
• Record de chutes de neige en 24 h : 50,8 cm le 13/03/1993 à Walunt Grove
• Record d’épaisseur de neige au sol : 55,9 cm le 24/01/1940 à Reform

Map of USA AK.svg
ALASKA
• Record de chaleur : +37,8°C le 27/06/1915 à Fort Yukon
• Record de froid : -62,1°C le 23/01/1971 à Prospect Creek Camp
• Record de précipitations en 24 h : 386,1 mm le 12/10/1982 à Angoon
• Record de précipitations en 1 mois : 1803,2 mm en novembre 1976 à MacLeod Harbor (Montague Island)
• Record de précipitations en 1 an : 8440,2 mm en 1976 à MacLeod Harbor (Montague Island)
• Record de chutes de neige en 24 h :
198,1 cm le 09/02/1963 à Mile 47 Camp
157,5 cm le 29/12/1955 à Thompson Pass
• Record d’épaisseur de neige au sol : 487,7 cm les 07/03/2008 et 11/04/2008 à Valdez Municipal Airport